Trouver un joint devient tellement facile
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De Tanzanie, j’adopterais le 
pole-pole (piano-piano)

Nov 18, 2015 Catégorie: Responsabilité Sociale

Chez JIOrings, nous commercialisons des joints d’étanchéité mais nous aimons nous sentir solidaires. Voici une interview d’un des fondateurs de Born to Learn, une ONG avec laquelle nous collaborons.

Comme nous aimons à le rappeler, avec JIOrings, trouver un joint devient tellement facile. En magasin, nous avons 23 millions de joints toriques, 1 million de Quad-Rings, 350000 bagues anti-extrusion, 130000 V-Rings, 50000 Joints U, 50000 mètres de corde torique, 50000 racleurs et beaucoup, beaucoup d’autres choses…

Mais si nos étagères sont pleines, il n’en reste pas moins toujours un petit espace de liberté dans notre magasin. Pour quoi? Pour l’entraide. D’ailleurs, un des projets que nous soutenons est celui de Born to Learn, une ONG qui s’efforce d’assurer un futur prometteur aux enfants d’une communauté du nord de la Tanzanie. Leur travail mérite notre admiration et donne foi en l’être humain. Cette vídeo en est la preuve.

Par ailleurs, nous avons interviewé Asier Urrutikoetxea, un des fondateurs, et il nous a livré un témoignage passionnant. Par exemple, qu’il importerait volontiers de Tanzanie au Pays Basque le “pole-pole”, une autre façon de voir la vie, de prendre le temps: “Là-bas, tout se fait à un rythme beaucoup plus lent et je crois que c’est extrêmement bon pour la santé”, nous dit-il.

– Quand et comment est né Born to Learn?
– Il y a quelques années, je recherchais sur internet une opportunité de faire du bénévolat et je dois avouer qu’à ma grande stupéfaction, dans beaucoup de cas, il fallait payer pour aider et, parfois, une somme relativement importante.

Après une première expérience un peu décevante avec une ONG qui travaillait à Moshi en Tanzanie, je me suis finalement lancé et, en compagnie de trois autres bénévoles, nous avons décidé d’aider les enfants que nous voyions trainer dans les rues pendant les heures d’école.

Par l’entremise du Père Emanuel, nous avons contacté quelques familles et avons commencé à faire la classe à une cinquantaine d’élèves. Au départ, nous avions fixé cette limite parce que nous n’étions que quatre, que nous ne parlions pas swahili et que nous voulions offrir une éducation de qualité sans avoir à nous épuiser.

Cependant, de nombreux autres enfants sont venus nous trouver et nous avons finalement reçu jusqu’à 70 inscriptions. C’est avec difficulté que nous réussissions à faire classe correctement, c’est la raison pour laquelle nous avons dû, à notre grand regret, refuser de prendre de nouveaux élèves.

Après deux semaines de cours dans un espace que le Père Emanuel nous avais gentiment mis à disposition – et sans contre-partie religieuse -, nous voulions savoir si les parents et les enfants étaient satisfaits et si notre travail était utile. Devant l’acceptation et l’enthousiasme généraux, c’est alors que nous avons pris la décision de poursuivre sérieusement l’aventure à partir de janvier 2011. Born to Learn était née.

Très rapidement, grâce aux premiers dons de parents et amis, nous avons pu scolariser dans des écoles publiques les enfants qui savaient déjà lire et écrire, engager deux institutrices locales qui nous ont aidé à enseigner dans leur langue natale aux enfants que nous ne pouvions pas encore scolariser et enfin, employer une cuisinière pour préparer des collations à chaque récré. Cela permettait à beaucoup d’enfants de compléter leur alimentation car beaucoup d’entre eux ne faisaient qu’un repas par jour.

Une fois les premiers fonds épuisés, nous avons eu l’idée de continuer le projet grâce au Karibu Hostel, une auberge qui nous fournit encore aujourd’hui des revenus mensuels.

– Et qui s’occupe concrètement de BTL aujourd’hui?
– Samantha Peñalver et moi sommes actuellement les deux gestionnaires et nous comptons sur l’aide d’Elena en tant que coordinatrice sur le terrain. Et puis, nous avons l’appui de tous les bénévoles qui ont oeuvré pour BTL, autant de personnes qui nous aident à récolter de l’argent.

Nous avons également reçu des dons de la part d’entreprises et d’institutions. JIOrings, par exemple, nous soutient à travers un don mensuel et une famille avec un don annuel. La mairie de Galdácano nous a versé 12700€ et celle de Zalla nous a donné 18000€ pour la construction de l’école. L’école de Zurbanbarri nous a aussi versé 1700€. Nous avons évidemment en plus les revenus du Karibu Hostel et parfois des dons de nos amis proches et parfois d’amis de bénévoles.

– Quel est l’objectif du projet?
– Construire une école dans la communauté de Mvuleni pour qu’il ne reste plus un seul enfant à ne pas être scolarisé. Apporter notre pierre à l’édifice pour que l’enseignement en primaire devienne universel, ce qui est d’ailleurs l’un des huit Objectifs du Millénaire pour le développement et l’après 2015.

– Quelles ont été tes principales motivations pour créer BTL?
– J’ai toujours aimé visiter des contrées lointaines et aider les gens. En Tanzanie, j’ai vraiment vu et senti le besoin de tenter quelque chose pour les enfants aient une opportunité d’aller à l’école. Nous avons commencé très doucement, nous avons réussi à développer le projet et nous continuons à le faire.

– Comment te définis-tu?
– Je suis quelqu’un de sociable, qui a à coeur de connaître les gens et de les aider dans la mesure du possible.

– Qu’est-ce que BTL a changé dans ta vie?
– Avant, je m’ennuyais. Aujourd’hui, non. Je me réalise pleinement grâce à Born to Learn. D’ailleurs, je passe plus de temps à m’en occuper qu’à exercer mon métier d’instituteur. Il y a toujours quelque chose à faire: répondre aux e-mails d’éventuels bénévoles ou touristes, mettre à jour le site web, chercher des sources de financement en organisant différents types de manifestations. Et tout ça, de chez moi.

Quand je vais en Tanzanie, le travail se trouve multiplié. je dois gérer le projet et l’auberge, souhaiter la bienvenue aux bénévoles, faire le suivi des enfants dont nous nous occupons, faire la classe, participer à la construction de l’école. A vrai dire, je n’ai pas vraiment le temps de m’ennuyer.

Mais tout cet investissement personnel est récompensé par le merveilleux sentiment de bien-être que me procure l’affection des enfants, de leurs parents et du village en général, tous ces gens qui apprécient tout ton travail pour améliorer leur quotidien.

Tu vas retourner bientôt en Tanzanie. Comment prépares-tu tes voyages en Afrique, surtout que tu te déplaces en famille à présent!

A vrai dire, il y a beaucoup de choses à préparer. Il faut bien sûr se charger des impératifs bureaucratiques comme le renouvellement de nos passeports – et en demander un pour notre petite Afrika. Il faut aussi que nous nous fassions vacciner. Et puis, évidemment, il faut préparer consciencieusement nos valises parce que nous avons l’habitude d’emmener des choses que nous ne pouvons pas trouver là-bas.

Il est vrai que, quand j’étais tout seul, je me débrouillais plus facilement mais, désormais, avec une petite fille d’un an, la logistique est plus compliquée: poussette, lit, couches, etc… Nous allons voyager assez lourdement! Mais l’expérience en famille en vaut la peine.

– Et quel sera votre quotidien en Tanzanie?
– Plutôt tranquille, justement du fait d’avoir un bébé avec nous. pour ma part, je ne pourrai pas avoir le même rythme que les autres années quand j’étais sur le pont 24 heures sur 24. D’ailleurs, nous allons sûrement louer une maison, au lieu de loger à l’auberge, pour être plus à l’aise et au calme.

Nous louerons également une voiture, au lieu des habituels “daladalas” ou des camions, pour qu’Áfrika soit plus en sécurité. Nous participerons bien sûr aux classes et à la construction de l’école plusieurs fois par semaine mais nous profiterons aussi du rythme du vie à la tanzanienne.

– Justement, qu’est-ce que tu aimerais importer de Tanzanie et, à l’inverse, qu’est-ce que tu leur apporterais du Pays basque?
– Sans aucun doute, le “pole-pole” (leur piano-piano local). Tout se fait sans se presser et je crois que c’est bon pour la santé. et puis, comme tout bon basque qui se respecte, je leur apporterais notre gastronomie.

– Dernière question. Comment peut-on collaborer avec BTL?
– De différentes façons. En allant en Tanzanie pour nous aider à améliorer l’enseignement, la construction, l’hygiène, l’agriculture, etc… En logeant à l’auberge Karibu, un lieu parfait pour ceux qui veulent entreprendre l’ascension du Kilimandjaro, faire un safari à Serengeti ou encore visiter le cratère du Ngorongoro. Et puis, en faisant des dons (www.borntolearn.eu) ou en participant à notre tombola de décembre pour gagner une coccinelle Volkswagen de 1961.

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